Chers amis français, avant toute chose, regardez la carte ci-dessous.
Voilà à quoi ressemblerait la France (la zone noire) si elle était amputée des 2/3 de son territoire. Vous seriez

révoltés n'est-ce pas ? Vous ne comprendriez pas pourquoi vos amis ou vos parents de Marseille ou
de Lille ne seraient plus français, et cela du jour au lendemain...
C'est pourtant ce qui est arrivé à des millions de Hongrois en 1920. Par la décision de nations qui
se disaient démocratiques et justes, un pays millénaire a été morcelé, haché menu...
Une frontière injuste, inhumaine a coupé un seul et même peuple en différentes entités. Des
millions de Magyars qui vivaient sur la terre de leurs ancêtres se sont retrouvés étrangers sur ce qui était leur propre sol.
Vous trouvez cela normal ? Vous trouvez cela juste ? Trianon a été, et est toujours, un traité
injuste, inhumain et barbare qui a fait, et fait souffrir encore tout un peuple.
Retour vers le passé: explication des faits
A la fin de la 1ère guerre mondiale, les grandes puissances victorieuses ont voulu détruire
l'influence de l'ancien empire austro-hongrois une bonne fois pour toute. Ces pays

victorieux se sont principalement acharnés (et le mot est faible !) sur la Hongrie en lui
enlevant 2/3 de son territoire. Notre pays millénaire a donc vu son territoire passer
de 325 mille km˛ à 93 mille km˛ !
Le pire, en dehors même des territoires perdus, et donc
de l'influence de la Hongrie en Europe, est que des millions de Hongrois se sont retrouvés
en dehors des nouvelles frontières. Ces Hongrois ont tout perdu en se retrouvant dans de
nouveaux pays. Ils ont perdu leur nationalité, et sont devenus les victimes des Etats dans
lesquelles ils se sont retrouvés. En effet ces pays, Roumanie, Tchéchoslovaquie,
Yougoslavie, ont mené (et mènent encore) des politiques d'assimilation systématique de ces
populations. Les Hongrois ne peuvent pas étudier dans leur langue maternelle. Ils sont
victimes de violences morales et physiques,…
Le diktat de Trianon a
TOUT fait pour éliminer purement et simplement la Hongrie du paysage
européen.
Durant les "négociations", les Hongrois n'avaient en fait rien à dire, ou en tout cas
personne n'a pris la peine de les écouter…
Aux négociations les plus importantes du congrès de paix finalement on n'a même pas invité
la Hongrie, les participants - en premier lieu "les quatre grands": les premiers ministres
Georges Clémenceau français, David Lloyd britannique, Vittorio Orlando italien, Thomas
Wilson président américain et les délégués de la Roumanie, de la Tchécoslovaquie, du
Royaume Serbe-Croate-Slovène / devenu plus tard Yougoslavie/ et de la Grèce - ont décidé
du contenu du traité sans la Hongrie.
L'Agence Télégraphique Hongroise/MTI/ a publié ceci:
"Ce matin dans les églises de Budapest les cloches ont sonné, les usines ont fait sonner
leurs sirènes, et les tristes ondes sonores s'éloignaient dans l'air frissonnant automnal et
parlaient du deuil douloureux de l'effondrement national: aujourd'hui à 4 heures 30 de
l'après-midi à Trianon les plénipotentiaires hongrois ont signé le traité de paix.
Aujourd'hui on nous a détaché les magnifiques villes hongroises: Kolozsvár, ville comblée
de richesses, Kassa, ville des Rákóczi, Pozsony, ville du sacre, Temesvár, ville en train
de s'industrialiser, Arad, ville des martyrs et les autres cités, toutes
devenues nos très chers enfants et toutes étant de chers centres hongrois.
Aujourd'hui beaucoup de millions d'hommes honnêtes et fidèles parmi nos compatriotes ont perdu leur
patrie et leurs mains laborieuses ont été enchaînées. Et les maîtres du monde sont persuadés
aujourd'hui qu'ils ont achevé leur oeuvre et que nous ayant tous exploités et mutilés, il
ne leur reste qu'à nous recouvrir d'une feuille de papier comme un linceul.
Pourtant notre destin ne s'est pas encore accompli. Sous le poids des coups et des
malheurs nous nous sommes pliés sous le fardeau et notre âme a éclaté en sanglot de la
douleur. Mais de même que la tempête d'un temps de jugement dernier nettoie l'air,
les souffrances nous nettoient aussi et les coups nous endurcissent. C'est dans cette
heure terrible d'abnégation que se forme en nous l'importante décision de rester en vie
quand même et de récupérer avec une sainte volonté, un travail consacré, une ambition
obstinée et des efforts honnêtes, tout ce dont nous avons été privés."
Voici la liste des territoires, des ressources, des populations perdues :
Le territoire de la Hongrie historique (d'avant 1920) était de 325.000 km². Lors du
démembrement tragique et injuste ce territoire a été divisé ainsi:
4.000 km² pour l'Autriche
63.000 km² pour la Tchéquie
102.000 km² pour la Roumanie
63.000 km² pour la Serbie
Un petit bout du Nord du haut Tátra est allé à la Pologne. Fiume, le seul débouché sur la
mer, a été donné à l'Italie
La Hongrie a perdu:
61% de ses terres cultivables
88% de ses forêts
100% de ses mines d'or, d'argent, cuivre et de sel
83% de sa production d'acier
60% de ses usines de fer et d'acier
47% de ses raffineries
Ce ne sont, ici, que quelques chiffres parmi les plus importants !
Le royaume de Hongrie était un pays de nationalités diverses. En 1920 sa population totale était de 20.886.000.
La population hongroise était de 10 millions plus au moins...
Voici les chiffres des populations perdues, en faveur des pays suivants:
Autriche: 358.000. 126.000 n'étaient pas d'origine autrichienne. Il y avait 25.000 Hongrois.
Population hongroise de nos jours: 5.000
Tchécoslovaquie: 3.576.000. 1.874.000 de non slovaques. Il y avait 1.000.000 de Hongrois. Population hongroise de nos jours 700.000.
Yougoslavie: 4.122.000. 3.093.000 de non serbes. Il y avait 500.000 Hongrois. Population hongroise de nos jours 350.000.
Roumanie: 5.265.000. 2.465.000 de non roumains. Il y avait 1.900.000 Hongrois. Population hongroise de nos jours 1.700.000.
Il resta dans la Hongrie mutilée 7.516.000 habitants.
Si cela n'est pas la mise à mort d'une nation cela y ressemble furieusement ! Tout,
absolument tout a été fait pour ne laisser aucune chance au pays ni au peuple hongrois.
JAMAIS, une telle chose n'a été faite à un nation.
Le plus dramatique est que l'on ne parle quasi jamais de Trianon en Europe. On enseigne
dans les écoles les tournures dramatiques de l'Histoire du monde, mais le maximum est fait
pour que le diktat noir soit oublié…
Mais Trianon a été la mise à mort d'une nation par les grandes puissances (France en tête !)

sorties victorieuses de la guerre de 14-18. Trianon a été une farce tragique où les valeurs
démocratiques ont été bafouées sans vergogne.
Soulignons aussi que les minorités qui vivaient sous la couronne hongroise étaient bien
traitées. En effet, les écoles supérieures ainsi que les écoles destinées à la formation
des professeurs dispensaient leurs cours dans les langues des minorités. De nos jours,
dans ces territoires arrachés à la Hongrie, les habitants magyars ont toutes les peines du
monde à suivre un enseignement dans leur langue d'origine !
On a attaché une très grande importance également à ce que la Hongrie ne puisse pas, à tout
hasard, se défendre en cas d’une attaque extérieure: l’effectif de l’armée avait été réduit
à 35 mille personnes (face aux armées roumaine de 280 mille, yougoslave de 185 mille et
tchécoslovaque de 162 mille), nous avons même dû livrer la partie armée de la flotte
danubienne et on nous avait interdit de créer une force aérienne.
Dans le Diktat la Hongrie a dû s’engager à ne pas renoncer à son indépendance d’État.
Pourtant ne pensez pas que l’on ait voulu défendre notre pays face aux aspirations de
grande puissance de la région. La vraie raison en était plutôt que la mutilation a
tellement dégradé la valeur de l’indépendance regagnée que la partie importante de
l’opinion publique hongroise aurait voulu qu’une fédération pareille à la Monarchie se
crée à nouveau.
Image satellite avec en rouge les populations hongroises en dedans et en dehors des nouvelles
frontières.
Les Hongrois restent nombreux en dehors des frontières (plus de 80 ans après Trianon), principalement en Erdély (Transylvanie) en Terre Székely.
Ces chiffres prouvent, s'il le fallait encore, que le seul but des grandes nations
"démocratiques" étaient l'élimination pure et simple de la Hongrie. Jamais un pays n'avait
connu un tel sort pas même l'Allemagne !
Ce châtiment était injuste, infondé, cruel et sadique. Le résultat a été une souffrance
sans nom imposée au
PEUPLE par des nations se disant démocratiques et qui osaient, et
osent encore il est vrai, donner des leçons aux autres en matière de démocratie et de
droits de l'homme. Un comble ! Sachez que votre seul droit est de vous faire très petits
et donc de rester à la hauteur de vos actes passés !
Dans une de ses lettres secrètes le général Condrecourt écrit ceci: "Au congrès de la
paix nous avons suivi une direction fausse. Nous devions être aveugles quand nous
croyions pouvoir imposer de telles mutilations à la Hongrie sans la pousser dans le
désespoir.
Ni Roumanie, ni Serbie n'ont pas mérité non plus de satisfaire leurs
ambitions exagérées. Certes, il est difficile de vivre pour un pays ne lui ayant
laissé ni de charbon, ni de mines, ni d'industrie. En effet on est allés un peu trop loin."
En effet...
Talpra Magyar veut donc être un site, parmi d'autres, qui met un point d'honneur à utiliser
ses faibles ressources pour que fonctionne le travail de mémoire. Trianon a été, et
continue à être, une tragédie sans nom et sans précédent. Il ne faut donc plus se voiler
la face ! Faisons en sorte que les techniques modernes de communication nous permettent
d'apprendre au plus grand nombre l'injustice dont le peuple hongrois a été victime. Que
personne n'oublie le 4 juin 1920 et le rôle des grandes nations, France en tête…
Point d'esprit revanchard en nous, simplement l'aspiration légitime de faire savoir à
tous que l'injustice s'est abattue sur nous au début du siècle passé, et que les erreurs
commises en 1920 ont contribué à semer les graines du 2e conflit mondial, et que leurs
influences néfastes se font encore sentir de nos jours…
Les textes en italique viennent du site
http://www.trianon1920.hu